Blogue

Un blogue c'est pas grand chose, mais c'est plus que rien, comme l'aurait dit Monsieur de la Palice.

Les temps sont durs, la vie est belle...

Le Monde est en train de mourir. Le peuple Québécois est aussi en train de mourir.
Ces deux événements sont liés. Comme tous les problèmes que nous vivons aujourd'hui. Rajoutez les vôtres si vous voulez.
Une action est nécessaire; aucune n'a l'air possible.
Et toutes nos réflexions ont l'air de rempirer le problème...

La mauvaise foi est dure à définir. Pas parce qu'elle est difficile à comprendre, mais parce qu'elle est partout.
Les poissons savent-ils que l'eau existe? Veulent-ils le savoir?

Ne vivre que pour soi, c'est vivre à moitié.
Mais vivre pour les autres, ça veut dire quoi?
Ce n'est pas une question de morale...

Le dominé joue un rôle forcé, dans l'histoire d'un autre.
Le colonisé joue un rôle forcé, dans l'histoire d'un d'autre, et croit que c'est la sienne.
Transformer les vaincus en colonisés: voilà une conquête...

Il faut être soi-même, dit-on. Moi je veux bien.
Mais ça veut dire quoi, dans la vraie vie?
Le message est implicite, confus et contradictoire. Ça fait partie des phrases qui ont l'air évidentes, tant qu'on n'y pense pas trop.
C'est toujours comme ça, les lieux communs. C'est à ça que ça sert...

Notre environnement est d'une extrême complexité. Notre corps perçoit beaucoup d'informations. Notre système nerveux les catégorise en sensations, et se base là-dessus pour nous suggérer quoi faire.
Il connaît deux grandes catégories: le plaisir et la douleur. Le confort, et l'inconfort.
Notre système nerveux est fait pour rechercher le premier, et éviter le deuxième. L'évitement signifie le combat, la fuite ou, dans les situations désespérées, l'affaissement total.
Mais notre système nerveux a une compréhension particulière du confort.
Son objectif, c'est notre survie. Pas notre bonheur...

Il y a trois portes d'entrée pour comprendre un peuple:
1. les histoires qu'il raconte;
2. ce qu'il fait vraiment;
3. ce qui lui est arrivé par le passé, en particulier les événements douloureux.
Aucune ne suffit à elle seule...

Notre cerveau est conçu pour nous garder en vie. Il n'aime pas l'ambiguité.
Notre système nerveux a sa propre manière de comprendre le monde. Tout ce qu'il a pour interagir avec celui-ci, ce sont des sensations.
Mais il ne fait pas la différence entre une sensation provoquée par le monde extérieur, et une autre par notre imagination. Pour lui, un signal est un signal. S'il l'interprète comme une menace, il va tenter de l'éliminer, ou de la fuire.
Mais pour l'Homo Sapiens, il y a plus. Car ce mammifère a un cerveau très complexe, capable de langage et d'imagination; et que, pour des raisons que personne ne connaît vraiment, il se raconte des histoires...

Le plus important dans une histoire, c'est ce qu'elle prend pour acquis. La morale est rarement dite de manière explicite; ce sont les actions des personnages qui servent à l'illustrer...

Tout le monde se raconte des histoires. On ne peut pas faire autrement.
Il y a des histoires individuelles, qu'on se raconte pour justifier nos actions ou nos sentiments, pour donner un sens à ce qui nous arrive. Des fois on est de bonne foi; des fois on est de mauvaise foi.
"Il ne m'arrive rien de bon", "Je suis le meilleur au monde", "Il est trop tard pour moi": ce genre d'histoires. Il y en a plein.
Il y a aussi des histoires collectives...